Périménopause : quand faut-il se faire accompagner plutôt que tout essayer seule ?
Vous dormez moins bien.
Votre ventre a changé.
Vous avez davantage de fringales.
Vous vous sentez plus irritable ou plus fatiguée.
Alors vous avez commencé à chercher des solutions.
Vous avez essayé le magnésium conseillé par une amie. Puis diminué le sucre. Supprimé les féculents le soir. Regardé des vidéos sur le cortisol. Peut-être acheté un complément « spécial ménopause ».
Et malgré tout, vous ne savez toujours pas vraiment ce qui vous arrive ni ce qu'il faudrait changer.
C'est une situation fréquente pendant la périménopause : plus les symptômes sont nombreux, plus on peut être tentée d'essayer une solution différente pour chacun d'eux.
Pourtant, il peut être beaucoup plus utile de commencer par comprendre ce qui relève réellement de la périménopause, ce qui nécessite un avis médical et ce qui peut être travaillé dans l'alimentation, le comportement alimentaire ou l'hygiène de vie.
La périménopause ne se résume pas aux bouffées de chaleur
Les premières manifestations peuvent être très différentes d'une femme à l'autre.
Certaines connaissent surtout des modifications du cycle et des bouffées de chaleur.
D'autres consultent d'abord parce qu'elles dorment mal, sont épuisées, ont l'impression de perdre leur concentration ou ne comprennent plus les réactions de leur corps.
D'autres encore sont principalement préoccupées par leur alimentation :
« J'ai des envies de sucre que je n'avais pas avant. »
« Mon ventre change alors que je mange correctement. »
« Tout ce qui fonctionnait pour mon poids auparavant ne fonctionne plus. »
C'est justement cette diversité qui rend les réponses toutes faites peu adaptées.
Première étape : ne pas tout attribuer aux hormones
Avoir 45 ou 50 ans et présenter de nouveaux symptômes ne signifie pas automatiquement que tout vient de la périménopause.
Fatigue, troubles du sommeil, palpitations, modifications de l'humeur, variation de poids ou troubles digestifs peuvent avoir de nombreuses causes.
Le médecin, le gynécologue ou la sage-femme reste donc l'interlocuteur approprié pour évaluer la transition ménopausique et rechercher, lorsque cela est nécessaire, une autre cause médicale.
Cette étape est importante.
Elle évite deux erreurs opposées :
penser que chaque changement est une maladie…
ou au contraire considérer que « c'est l'âge et les hormones, il n'y a rien à faire ».
Quand la nutrition peut-elle devenir intéressante ?
Lorsque l'alimentation commence elle aussi à changer.
Par exemple :
vous avez davantage faim en fin de journée ;
vous ressentez plus souvent des envies de sucre ;
vous avez commencé à réduire fortement vos portions par peur de prendre du poids ;
vous mangez « sainement » mais vos repas ne correspondent peut-être plus réellement à vos besoins ;
vous souhaitez préserver votre masse musculaire ;
ou vous avez simplement l'impression que vos anciens repères ne fonctionnent plus.
Dans ces situations, l'objectif d'un accompagnement nutritionnel n'est pas de vous remettre immédiatement au régime.
Il est d'abord de comprendre comment vous mangez aujourd'hui et pourquoi.
Et si le problème n'était pas seulement ce que vous mangez ?
C'est un point particulièrement important.
Deux femmes peuvent manger exactement le même gâteau à 18 heures pour des raisons totalement différentes.
La première a très peu mangé depuis le matin et a réellement faim.
La deuxième vient de rentrer d'une journée difficile et cherche quelques minutes de réconfort.
Une troisième s'interdit le sucre depuis plusieurs jours et finit par craquer.
Une quatrième dort mal depuis plusieurs semaines et ressent davantage d'envies alimentaires lorsqu'elle est épuisée.
Dire simplement à ces quatre femmes « arrêtez le sucre » ne répond pas au même problème.
C'est là que la nutrition comportementale prend tout son sens.
Quelle place pour la micronutrition ?
La micronutrition peut compléter l'accompagnement lorsqu'il existe une indication pertinente.
Elle ne consiste pas à donner automatiquement la même liste de compléments à toutes les femmes de plus de 45 ans.
Selon l'alimentation, les symptômes, les antécédents, les traitements et éventuellement les résultats biologiques, certains éléments peuvent mériter d'être explorés.
Mais un complément alimentaire ne devrait pas devenir une réponse automatique à chaque symptôme de la périménopause.
L'objectif reste de personnaliser.
Et l'hypnose ?
La périménopause arrive rarement dans une période de vie totalement vide de contraintes.
Entre 40 et 55 ans, certaines femmes cumulent responsabilités professionnelles, adolescents ou jeunes adultes à accompagner, parents vieillissants, vie de couple, charge mentale et parfois remise en question personnelle.
Lorsque s'ajoutent des nuits perturbées et un corps qui change, la capacité à gérer stress et émotions peut être mise à rude épreuve.
Chez certaines personnes, l'alimentation devient alors une façon de se calmer, de se récompenser ou de relâcher la pression.
Chez d'autres, ce sont les ruminations, l'anxiété ou l'hypervigilance qui deviennent envahissantes.
Dans ces situations, l'hypnose peut faire partie des outils proposés, lorsque cela correspond à la problématique et à la personne.
Elle ne traite pas « les hormones » et ne remplace pas un suivi médical.
Comment savoir de quel accompagnement vous avez besoin ?
Vous n'avez justement pas besoin de le savoir avant de consulter.
Vous n'avez pas à déterminer seule si votre problème vient du sommeil, du stress, de votre alimentation, d'une carence éventuelle ou de votre comportement alimentaire.
Le premier objectif d'un bilan est de remettre les éléments dans leur contexte.
Depuis quand les changements ont-ils commencé ?
Comment dormez-vous ?
Comment mangez-vous réellement sur une journée ?
Avez-vous faim ou mangez-vous davantage sans faim ?
Votre activité physique a-t-elle changé ?
Avez-vous commencé à vous restreindre ?
Quels sont les symptômes qui vous gênent réellement ?
Quels examens ou suivis médicaux avez-vous déjà réalisés ?
C'est à partir de ces éléments qu'un accompagnement cohérent peut être construit.
Vous avez déjà essayé beaucoup de choses sans savoir ce qui vous convient ?
La périménopause ne nécessite pas de devenir experte en hormones, de suivre chaque nouvelle tendance alimentaire ou d'accumuler les compléments alimentaires.
Elle peut en revanche être l'occasion de faire le point sur ce qui a réellement changé chez vous.
Au cabinet à Saint-Pierre, La Réunion, je propose un accompagnement personnalisé associant, selon les besoins, nutrition comportementale, micronutrition et hypnose, en complément du suivi médical lorsqu'il est nécessaire.
L'objectif n'est pas de vous promettre de faire disparaître tous les symptômes de la périménopause.
Il est de déterminer les facteurs sur lesquels nous pouvons réellement travailler ensemble.
Vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces situations et vous ne savez plus par où commencer ? Un premier bilan peut permettre de remettre de l'ordre dans ce qui a changé et de déterminer les priorités adaptées à votre situation.