Périménopause : ces symptômes que l’on ne pense pas toujours à relier aux hormones
Vous avez passé 40 ou 45 ans et, depuis quelque temps, vous avez l’impression que votre corps ne fonctionne plus tout à fait comme avant.
Vous dormez moins bien. Vous êtes plus irritable. Vous vous sentez parfois fatiguée sans raison évidente. Votre appétit a changé, votre ventre aussi. Vous avez plus facilement chaud, vous supportez moins bien certaines situations ou vous avez parfois l’impression d’avoir « le cerveau dans le brouillard ».
Pris séparément, chacun de ces changements peut sembler banal.
Mais lorsqu’ils apparaissent progressivement chez une femme autour de la quarantaine ou de la cinquantaine, une question mérite parfois d’être posée : la périménopause a-t-elle commencé ?
La périménopause peut commencer avant l’arrêt des règles
On associe souvent la ménopause à l’arrêt des règles. Pourtant, les changements hormonaux commencent généralement bien avant.
La périménopause correspond à cette période de transition précédant la ménopause. Les cycles menstruels peuvent devenir irréguliers, plus courts ou plus longs, et les premières manifestations liées aux fluctuations hormonales peuvent apparaître.
C’est précisément ce qui peut rendre cette période déroutante : vous pouvez continuer à avoir vos règles tout en constatant des changements que vous ne vous expliquez pas.
Et toutes les femmes ne vivent pas cette transition de la même manière.
Certaines ressentent très peu de symptômes. Chez d’autres, plusieurs manifestations apparaissent simultanément et finissent par avoir un véritable impact sur le quotidien.
Quels sont les premiers symptômes possibles de la périménopause ?
Les bouffées de chaleur sont probablement le symptôme le plus connu.
Mais elles sont loin d’être le seul.
Un sommeil qui devient plus fragile
Vous vous endormiez facilement auparavant et vous commencez à vous réveiller au milieu de la nuit ?
Vous avez parfois chaud, puis froid, ou vous vous réveillez sans raison apparente et avez du mal à vous rendormir ?
Les troubles du sommeil font partie des manifestations fréquemment rapportées pendant la transition vers la ménopause.
Et lorsque le sommeil devient moins réparateur, les conséquences peuvent se faire sentir dans toute la journée : fatigue, irritabilité, difficulté à se concentrer, appétit plus difficile à réguler…
Une irritabilité ou une sensibilité inhabituelle
Certaines femmes décrivent une sensation très simple :
« Je ne me reconnais plus. »
Des situations autrefois faciles à gérer deviennent plus agaçantes. La patience diminue. Les émotions peuvent sembler plus intenses ou plus difficiles à contenir.
Cela ne signifie évidemment pas que toutes les variations d’humeur après 40 ans sont hormonales.
Le stress professionnel, la charge mentale, les événements de vie, le manque de sommeil ou l’anxiété peuvent également intervenir.
C’est justement l’ensemble de la situation qu’il est intéressant d’observer.
Une fatigue difficile à expliquer
La fatigue est un symptôme très peu spécifique : elle peut avoir de nombreuses causes.
Mais pendant la périménopause, elle peut notamment être favorisée par la dégradation du sommeil, les fluctuations hormonales ou l'accumulation de plusieurs symptômes.
Une fatigue persistante ne doit donc pas être automatiquement attribuée aux hormones. Selon sa durée et son intensité, un avis médical et éventuellement un bilan peuvent être nécessaires.
Des fringales ou une relation à l’alimentation qui change
Certaines femmes constatent qu’elles ont davantage envie de sucre, qu’elles grignotent plus facilement ou qu’elles ont plus de difficulté à retrouver leurs anciens repères alimentaires.
Il faut éviter une explication trop simpliste du type : « ce sont les hormones qui donnent envie de sucre ».
Dans la réalité, plusieurs mécanismes peuvent s’additionner.
Un sommeil perturbé, davantage de fatigue, du stress, des changements émotionnels ou des habitudes alimentaires devenues trop restrictives peuvent modifier la façon dont on mange.
C’est pourquoi il est souvent plus intéressant de comprendre ce qui a changé plutôt que de commencer immédiatement un nouveau régime.
Et ce ventre qui change alors que le poids bouge peu ?
C’est une remarque fréquente :
« Je n’ai presque pas pris de poids, mais mon corps a changé. »
La transition ménopausique s’accompagne de modifications corporelles possibles, notamment au niveau de la répartition de la masse grasse et de la masse musculaire.
Une femme peut donc avoir l’impression que son ventre s’épaissit ou que ses vêtements tombent différemment, sans forcément constater une importante variation sur la balance.
La réponse spontanée consiste souvent à manger moins.
Pourtant, multiplier les restrictions n’est pas nécessairement la meilleure stratégie, notamment lorsqu’il faut parallèlement préserver la masse musculaire et maintenir une alimentation suffisamment nourrissante.
Brouillard mental, migraines, articulations, palpitations… des signes moins connus
Certains symptômes sont encore moins spontanément associés à la périménopause.
Des femmes peuvent notamment constater :
- des difficultés de concentration ou des oublis inhabituels ;
- des migraines ou maux de tête différents ;
- des douleurs articulaires ;
- des palpitations ;
- une modification de la peau ou des cheveux ;
- une baisse de libido ;
- une sécheresse vaginale ;
- des changements urinaires ;
- une constipation plus présente.
Aucun de ces symptômes ne permet, à lui seul, d'affirmer qu'une femme est en périménopause.
Certains peuvent également avoir d’autres causes médicales. Il est donc important de ne pas s’autodiagnostiquer uniquement à partir d’une liste trouvée sur Internet.
Comment savoir si l’on est réellement en périménopause ?
Il n’existe pas un profil unique.
L’âge, l’évolution des cycles, les symptômes et leur apparition progressive permettent au médecin, au gynécologue ou à la sage-femme d’évaluer la situation.
Les dosages hormonaux ne sont d’ailleurs pas systématiquement nécessaires dans les situations habituelles.
Et surtout, il ne faut pas tout mettre sur le compte de la périménopause.
Une fatigue importante, des palpitations, des saignements inhabituels ou tout autre symptôme nouveau ou préoccupant justifient un avis médical.
Pourquoi l’alimentation mérite-t-elle malgré tout d’être réévaluée ?
La périménopause n’est pas une maladie et il n’existe pas une « alimentation spéciale périménopause » identique pour toutes les femmes.
En revanche, cette période peut être intéressante pour réévaluer certains besoins et certaines habitudes.
L’objectif peut être, selon la situation, de préserver la masse musculaire, d’améliorer la qualité globale de l’alimentation, de mieux répartir les apports au cours de la journée ou encore d’éviter l’alternance entre restrictions et fringales.
Il ne s’agit donc pas forcément de manger moins, mais souvent de comprendre si votre alimentation actuelle correspond encore à vos besoins et à votre mode de vie.
Nutrition, micronutrition, comportement alimentaire : partir de vos symptômes
Deux femmes du même âge peuvent vivre une périménopause totalement différente.
L’une consultera principalement pour son sommeil.
Une autre pour des fringales apparues depuis quelques mois.
Une autre encore parce que son ventre change malgré une alimentation qu’elle considère équilibrée.
C’est pour cette raison qu’un accompagnement personnalisé ne devrait pas commencer par une liste d’aliments interdits ou un régime standard.
Il commence par une question beaucoup plus utile :
Qu’est-ce qui a réellement changé chez vous ?
Au cabinet à Saint-Pierre, La Réunion, mon approche associe selon les besoins nutrition, micronutrition, nutrition comportementale et hypnose, en complément du suivi médical lorsque celui-ci est nécessaire.
L’objectif est d’identifier les facteurs sur lesquels il est réellement possible d’agir plutôt que d’attribuer automatiquement chaque symptôme aux hormones.
Vous ne vous reconnaissez plus depuis quelque temps ?
Votre sommeil a changé, votre appétit aussi, votre ventre vous semble différent ou vous avez l’impression que plusieurs petits symptômes se sont installés en même temps ?
Vous n’avez pas nécessairement besoin de commencer un nouveau régime.
Un bilan personnalisé peut permettre de faire le point sur ce qui a changé, d’identifier les facteurs qui peuvent être travaillés et de construire un accompagnement adapté à votre situation.
Je vous reçois au cabinet à Saint-Pierre, La Réunion, pour un accompagnement personnalisé en nutrition comportementale, micronutrition et hypnose.