Réveils nocturnes après 45 ans : et si la périménopause y était pour quelque chose ?
Vous avez toujours plutôt bien dormi et, depuis quelque temps, vos nuits ont changé.
Vous vous endormez normalement, puis vous ouvrez les yeux à 2 h, 3 h ou 4 h du matin. Parfois vous avez chaud. D'autres fois, aucune raison évidente : vous êtes simplement réveillée et votre cerveau semble soudain parfaitement opérationnel.
Vous finissez par vous rendormir… ou pas.
Le lendemain, la fatigue s'installe. Et avec elle parfois davantage d'irritabilité, une concentration moins bonne, des envies de sucre ou l'impression d'avoir beaucoup moins d'énergie qu'avant.
Après 40–45 ans, lorsque ce changement apparaît alors que le sommeil était auparavant satisfaisant, la périménopause peut faire partie des pistes à envisager.
Mais les hormones ne sont pas nécessairement les seules responsables.
Pourquoi le sommeil peut-il changer pendant la périménopause ?
La périménopause est une période de transition hormonale qui précède la ménopause.
Pendant cette période, les fluctuations hormonales peuvent s'accompagner de différents symptômes, parmi lesquels des difficultés d'endormissement, des réveils nocturnes ou un sommeil moins réparateur.
Les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes peuvent évidemment réveiller certaines femmes.
Mais ce n'est pas toujours aussi évident.
Certaines constatent simplement qu'elles dorment moins profondément ou qu'elles se réveillent beaucoup plus facilement qu'auparavant.
« Je me réveille à 3 heures du matin, mais je n'ai pas de bouffées de chaleur »
C'est justement une situation qui peut prêter à confusion.
On imagine souvent que les troubles du sommeil liés à la périménopause sont forcément provoqués par une grosse bouffée de chaleur en pleine nuit.
Ce n'est pas systématique.
Le sommeil peut devenir plus fragile pendant cette période et d'autres facteurs peuvent venir s'ajouter : stress, anxiété, charge mentale, consommation d'alcool ou de caféine, douleurs, habitudes de sommeil, syndrome d'apnées du sommeil ou encore certaines pathologies.
C'est pourquoi l'heure du réveil, à elle seule, ne permet pas d'en déterminer la cause.
Se réveiller régulièrement vers 3 heures du matin ne signifie pas automatiquement que votre cortisol, votre foie ou une hormone particulière « se déclenche » à cette heure-là.
Il faut regarder la situation dans son ensemble.
Quand une mauvaise nuit commence à modifier aussi l'alimentation
C'est un aspect que l'on oublie souvent.
Après plusieurs nuits perturbées, vous pouvez vous sentir plus fatiguée et avoir davantage envie d'aliments rapidement disponibles ou particulièrement appétents.
Le matin commence parfois par :
« J'ai besoin de quelque chose pour tenir. »
Puis survient le coup de fatigue de l'après-midi.
Le café s'ajoute au café. Une envie de sucre apparaît. Le soir, la fatigue rend plus difficile l'écoute de la faim et de la satiété.
Certaines femmes commencent alors à prendre du poids ou à voir leur silhouette évoluer et concluent :
« Depuis la périménopause, mon métabolisme est complètement bloqué. »
La réalité est généralement plus complexe.
Le sommeil, l'activité physique, l'évolution de la masse musculaire, l'alimentation, le stress et les changements hormonaux peuvent interagir.
C'est justement pour cette raison qu'il est rarement pertinent de répondre à cette situation par un régime encore plus strict.
Et si je mangeais moins le soir pour mieux dormir ?
Pas nécessairement.
Un dîner très copieux, très alcoolisé ou pris juste avant de se coucher peut effectivement perturber le sommeil chez certaines personnes.
Mais l'extrême inverse n'est pas forcément souhaitable.
Certaines femmes, inquiètes de leur poids ou de leur ventre, commencent à réduire fortement leur dîner, supprimer les féculents, sauter des repas ou accumuler les interdits alimentaires.
Or, avant de supprimer des aliments, il est plus intéressant d'observer l'ensemble de la journée :
- mangez-vous suffisamment ?
- vos repas sont-ils suffisamment rassasiants ?
- avez-vous beaucoup de fringales en fin de journée ?
- consommez-vous beaucoup de café ou de thé ?
- votre consommation d'alcool a-t-elle changé ?
- dînez-vous très tard ?
- votre sommeil est-il perturbé par des bouffées de chaleur ?
- êtes-vous réveillée par des pensées et des ruminations ?
La réponse ne sera pas la même selon les causes.
Micronutrition : faut-il prendre du magnésium ou de la mélatonine ?
C'est souvent l'un des premiers réflexes.
Magnésium, mélatonine et différents compléments destinés au sommeil sont aujourd'hui très facilement accessibles.
Mais « je dors mal » n'est pas un diagnostic.
Avant de multiplier les compléments, il est préférable de comprendre le type de trouble rencontré, les habitudes de vie, l'alimentation, les éventuels traitements et les autres symptômes présents.
Un complément alimentaire n'est pas automatiquement nécessaire parce qu'une femme entre en périménopause.
La micronutrition trouve davantage son intérêt lorsqu'elle s'inscrit dans une évaluation individualisée plutôt que dans une liste de produits identique pour toutes.
Et l'hypnose lorsque le cerveau ne s'arrête plus ?
Chez certaines femmes, le problème principal n'est pas seulement le réveil.
C'est ce qui se passe ensuite.
Elles ouvrent les yeux et commencent immédiatement à penser :
au travail, aux enfants, à ce qu'elles doivent faire demain, à un problème qu'elles n'ont pas réglé…
Le corps est couché, mais l'activité mentale repart.
Lorsque le stress, les ruminations ou l'hypervigilance participent aux difficultés de sommeil, un travail spécifique peut être pertinent.
L'hypnose peut alors faire partie des outils utilisés dans l'accompagnement, selon la situation de la personne.
Elle ne remplace évidemment pas une prise en charge médicale lorsqu'un trouble du sommeil ou une autre pathologie doit être recherché.
Quand faut-il en parler à son médecin ?
Il ne faut pas automatiquement attribuer un trouble du sommeil à la périménopause sous prétexte que l'on a plus de 45 ans.
Un avis médical est notamment important lorsque les troubles persistent, deviennent importants, entraînent une somnolence marquée dans la journée ou s'accompagnent d'autres symptômes préoccupants.
Des ronflements importants, des pauses respiratoires constatées par le conjoint, des sensations d'étouffement nocturne ou une somnolence excessive peuvent notamment nécessiter la recherche d'un syndrome d'apnées du sommeil.
La périménopause peut être une pièce du puzzle. Elle ne doit pas empêcher d'en rechercher les autres.
Vous dormiez bien avant et vos nuits ont changé ?
C'est probablement la question la plus intéressante à explorer :
qu'est-ce qui a changé en même temps que votre sommeil ?
Votre cycle ? Votre niveau de stress ? Votre alimentation ? Votre poids ? Vos bouffées de chaleur ? Votre humeur ? Votre activité physique ? Vos habitudes ?
Au cabinet à Saint-Pierre, La Réunion, je vous accompagne en nutrition comportementale, micronutrition et hypnose afin d'identifier les facteurs sur lesquels il est possible d'agir, en complément d'un suivi médical lorsqu'il est nécessaire.
Vous vous reconnaissez dans cette situation ? Prenez rendez-vous au 0692961810 pour un bilan personnalisé. Il peut permettre de comprendre ce qui entretient vos difficultés plutôt que d'essayer successivement des solutions au hasard.